structurer le bruit

Dans ces espaces repliés sur eux-mêmes, on devine le ventre de la machine. Territoire artificiel mu par de complexes formules mathématiques se déploie à l’infini affranchie de toute intervention humaine.

Sans relâche, le processeur génère des motifs auto répliquants sorte d’échographie bruyante d’un monde pourtant silencieux.

Morcelés, arrachés, des fragments sont projetés bruts sur le papier.

Né de la croûte numérique, Granul, territoire éphémère, séquence dont la structure devient la cristallisation de la pensée, s’engendre en un support prompt à produire les prochaines itérations.

A l’horizon, les vestiges d’un temps non encore advenu, la mise en abîme se fait vertige.
Citadelles acérées, cathédrales armées et paysages lacérés. Echafaudages d’hypothèses et de certitudes. Angles aigus des sentiments, strates émotionnelles dans l’hurlante folie du monde. Cauchemar labyrinthique, prisons illusoires, le chaos rampe, le voyageur suit.

structuring the noise

In these inward-looking spaces, we can guess the machine’s womb. An artificial territory driven by complex mathematical formulas unfolds to infinity, free of any human intervention.

Without respite, the processor generates self-replicating patterns, a sort of noisy echography of a silent world.

Broken up, torn off, fragments are projected raw on the paper.

Born from the digital crust, Granul, an ephemeral territory, a sequence whose structure becomes the crystallisation of thought, is generated into a support that is quick to produce the next iterations.

On the horizon, the vestiges of a time that has not yet arrived, the mise en abyme becomes vertigo.
Sharp citadels, armed cathedrals and lacerated landscapes. Scaffolding of hypotheses and certainties. Sharp angles of feelings, emotional layers in the howling madness of the world. Labyrinthine nightmare, illusory prisons, chaos crawls, the traveller follows.

grey goo
Roger
grey goo
franz
grey goo
grey goo
grey goo
grey goo